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FORUM: Connie Hedegaard, a member of the European Commission, responsible for climate action

France
La Croix
26/07/2010

POUR REUSSIR LA CONFERENCE DE CANCUN
Parvenir à un accord international solide sur le changement climatique demeure une priorité absolue pour l’Union européenne. C’est ce qu’ont confirmé les ministres de l’environnement européens lors de la réunion qui s’est tenue dans la ville belge de Gand en début de semaine dernière. Au niveau mondial, la dernière décennie a connu les températures les plus élevées jamais enregistrées et selon des données récentes, les mois de janvier à mai de cette année ont été en moyenne les cinq premiers mois les plus chauds dans le monde entier, toutes années confondues, depuis les premiers enregistrements d’observations météorologiques qui remontent à 1880. Un rapport officiel néerlandais publié la semaine dernière exonère le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) de toute erreur susceptible de décrédibiliser les principales conclusions du rapport de 2007 sur les conséquences anticipées du changement climatique au niveau régional. Le changement climatique reste d’actualité, quoi que la petite minorité de sceptiques veuille nous faire croire.

Lors de la conférence de Copenhague sur le climat qui s’est tenue en décembre dernier, les pays ont majoritairement convenu qu’il fallait maintenir le réchauffement de la planète en deçà de 2 °C si l’on voulait éviter que le changement climatique n’ait des effets très graves et potentiellement catastrophiques. Pour ce faire, des efforts devront être déployés au niveau international et coordonnés au moyen d’un cadre international solide et juridiquement contraignant sur le climat. La conférence de Copenhague a permis de progresser quelque peu dans cette direction. Ainsi, l’accord non-contraignant signé à Copenhague a conduit l’ensemble des grands pays à s’engager à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre ou à prendre des mesures en ce sens.

Cet accord a également permis d’obtenir de la part des pays industrialisés l’engagement de constituer un fonds de près de 30 milliards de dollars (soit environ 23 milliards d’euros) au cours des trois prochaines années afin d’aider en particulier les nations en développement les plus pauvres et les plus vulnérables à se lancer rapidement dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre et à s’adapter au changement climatique. L’Union européenne, dont la contribution à ce fonds représente environ un tiers du montant total, est en passe de respecter son engagement.

En 2007, l’Union européenne a pris l’avantage en se lançant sur la voie de l’économie de l’avenir – une économie à faible intensité de carbone créatrice de croissance et d’emplois ; elle s’est ainsi engagée unilatéralement à réduire de 20 % d’ici à 2020 ses émissions de gaz à effet de serre par rapport aux niveaux de 1990. Elle est disposée à porter cette réduction à 30 % pour autant que d’autres grandes économies acceptent d’assumer leur juste part de l’effort. Cette proposition demeure plus que jamais d’actualité. Et quant au long terme, l’Union européenne comme d’autres pays industrialisés se sont fixé pour objectif de réduire leurs émissions d’ici à 2050 à raison de 80 à 95 % par rapport aux niveaux de 1990.

La conférence des Nations unies sur le climat, qui se tiendra au mois de décembre de cette année dans la ville mexicaine de Cancún, devra maintenir l’élan sans précédent imprimé à ce processus jusqu’à la conférence de Copenhague. L’Europe est déterminée à prendre des décisions ambitieuses à Cancún. Nous devrons, pour ce faire, nous appuyer sur l’accord trouvé à Copenhague, prendre en compte les intérêts et les priorités des différentes parties et constituer une base solide en vue de la conclusion d’un accord global.

Un ensemble de décisions se fondant sur les progrès accomplis dans les négociations en cours au sein des Nations unies pourrait être adopté, qui comporterait notamment des dispositions sur la coopération technologique, un cadre pour l’adaptation au changement climatique, un programme mondial de réduction des émissions dues à la déforestation tropicale, un nouveau mécanisme applicable au marché du carbone et des mesures de renforcement des capacités dans les pays en développement.

Ce dernier élément est étroitement lié à un autre objectif important, celui d’assurer la transparence de nos méthodes de mesure, de déclaration et de vérification de nos efforts. Déjà abordé dans l’accord de Copenhague, ce point devra être précisé en ce qui concerne tant les pays industrialisés que les pays en développement. Ces projets concrets peuvent être financés au moyen du financement à mise en œuvre rapide annoncé dans le cadre de l’accord de Copenhague.

Comme nous l’avons souligné à plusieurs reprises, l’Union européenne préférerait que le cadre international juridiquement contraignant en matière de climat qui sera adopté prenne la forme d’un nouveau traité unique. Nous sommes néanmoins disposés à accepter une deuxième période d’engagement au titre du protocole de Kyoto pour autant que les autres principaux responsables des émissions assument leur juste part de l’effort de réduction de ces émissions consenti au niveau mondial dans le cadre d’un accord de portée plus large et que les faiblesses du protocole qui actuellement compromettent son intégrité environnementale soient supprimées.

Une deuxième période d’engagement au titre du protocole de Kyoto ne suffirait pas, si ces faiblesses persistaient, à garantir que l’on puisse maintenir le réchauffement planétaire en deçà de 2 °C. En visant exclusivement les pays industrialisés – à l’exception des États-Unis –, les dispositions du protocole s’appliquent à des pays qui ne sont responsables que d’environ 30 % des émissions mondiales actuelles. Or, l’augmentation des émissions mondiales est de plus en plus liée à l’activité des principales économies émergentes, comme en attestent des données publiées récemment par les PaysBas qui montrent que la réduction des émissions enregistrée l’an dernier dans les pays industrialisés a été entièrement neutralisée par l’augmentation des émissions dans les pays en développement à forte croissance.

Je demeure convaincue que Cancún peut aboutir à un résultat ambitieux. C’est une nécessité pour le climat. L’UE est prête. J’espère qu’il en est de même pour les autres.

El contenido de las noticias que se presentan en esta sección es responsabilidad directa de las agencias emisoras de noticias y no necesariamente reflejan la posición del Gobierno de México en este u otros temas relacionados.

    

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