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Climate: experts must rethink their organization

Climat : les experts doivent repenser leur organisation

France
Le Monde
01/09/2010

Un rapport recommande une refonte en profondeur du GIEC, sans en invalider les conclusions scientifiques

Le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) doit revoir "fondamentalement" son organisation et ses procédures. C'est la principale conclusion d'un rapport très attendu du Conseil inter-académique (IAC), rendu public lundi 30 août à New York.

Ce rapport d'audit avait été commandé le 10 mars dernier à l'IAC, qui rassemble 15 des principales académies des sciences, par la présidence du GIEC et le secrétariat général des Nations unies. Le groupe d'experts venait alors d'essuyer les plus intenses critiques de son histoire, après que quelques erreurs eurent été découvertes dans son rapport 2007.

La mission de l'IAC n'était cependant pas d'évaluer la valeur scientifique de ce dernier, mais de proposer des réformes structurelles du groupe d'experts, afin d'éviter de nouveaux impairs dans les prochains rapports et de rendre plus transparent le travail des scientifiques.

Menés par l'économiste Harold Shapiro, professeur émérite à l'université de Princeton (Etats-Unis), les auditeurs de l'IAC recommandent en particulier l'élection, au sein de la communauté scientifique, d'un directeur exécutif chargé à plein temps de piloter l'organisation onusienne. Ils enjoignent aux experts du climat de mieux communiquer sur certaines incertitudes scientifiques. Ils leur recommandent un meilleur encadrement de l'utilisation faite de la " littérature grise " - rapports d'ONG, livres et toute publication non soumise à l'expertise par les pairs.

En dépit de ces recommandations, l'IAC ne remet pas en cause les principales conclusions de l'organisation onusienne et estime que jusqu'ici " les procédures d'évaluation du GIEC ont été globalement couronnées de succès ".

Bourde

Créé en 1988 à la demande des pays du G8 pour fournir régulièrement aux gouvernements une évaluation des connaissances sur l'influence climatique des activités humaines, le GIEC n'a jamais subi de changement organisationnel majeur. Chaque rapport se décompose en trois volets.

Le premier traite de la science stricto sensu et prévoit notamment l'ampleur du réchauffement possible d'ici à la fin du siècle ; le deuxième évalue les impacts prévisibles du réchauffement, région par région ; le troisième dresse l'inventaire des moyens possibles pour atténuer ces effets. Ces textes sont écrits par plusieurs centaines d'auteurs, choisis au sein de la communauté scientifique et bénévoles.

La présence d'un directeur exécutif permettrait, selon l'IAC, de réagir plus vite à la découverte d'erreurs dans les rapports. A l'heure actuelle, le secrétariat du GIEC ne compte que dix employés dont aucun n'a de légitimité pour s'exprimer sur le contenu des rapports.

La principale bourde relevée dans le quatrième rapport concernait la vitesse de disparition des glaciers himalayens. Ces derniers étaient donnés pour disparus d'ici à 2035 - une estimation fantaisiste très loin de la réalité. Or l'une des principales critiques formulées à l'encontre du groupe d'experts a été la lenteur avec laquelle cette erreur a été reconnue et corrigée.

L'IAC a en outre analysé les raisons pour lesquelles cette fameuse erreur des glaciers himalayens n'avait pas été détectée avant publication du rapport. Rédigés par plusieurs centaines d'auteurs, les trois volets de celui-ci sont pourtant soumis à la relecture critique de centaines de scientifiques ainsi que des experts commis par les gouvernements.

Mais l'inflation du nombre de commentaires à traiter fragilise ce processus. Plus de 90 000 commentaires avaient ainsi été apportés aux versions de travail du dernier rapport !

Deux de ces critiques pointaient l'erreur des glaciers himalayens ; elles n'ont pas été prises en compte. L'IAC recommande ainsi de renforcer le rôle des review editors, qui font le lien entre auteurs et relecteurs (reviewers). Et ce afin d'assurer également que les " véritables controverses soient reflétées de manière adéquate " dans le rapport.

Enfin, pour renforcer l'autorité de celui-ci, les auteurs devraient être sélectionnés de manière plus transparente et faire état de possibles conflits d'intérêt. Cette recommandation semble concerner la double casquette du président du GIEC, Rajendra Pachauri, qui est également directeur d'un centre de recherche, en Inde, sur les questions d'énergie et de climat.

M. Pachauri apparaît fragilisé par le rapport de l'IAC. Les auditeurs estiment en effet que les cadres du bureau de l'organisation devraient voir leur mandat limité à un exercice. Elu en 2002 et théoriquement en poste jusqu'en 2015, M. Pachauri a déclaré qu'il ne démissionnerait pas mais qu'il s'en remettait à la décision des 194 pays membres du GIEC.

Stéphane Foucart

            BJORN LOMBORG MOINS SCEPTIQUE SUR LE RECHAUFFEMENT

L'économiste danois Bjorn Lomborg, critique virulent des mesures de réduction des émissions de gaz à effet de serre, considère désormais que le réchauffement du globe est " sans aucun doute l'un des principaux motifs d'inquiétude pour le monde aujourd'hui " et qu'il constitue " un défi que l'humanité doit relever ".

Selon le Guardian du 31 août, le prochain livre de M. Lomborg, intitulé Des solutions intelligentes pour le changement climatique (Cambridge University Press, 432 p., 29,99$), suggère que des investissements massifs, financés par des taxes sur les émissions de CO2, sont nécessaires pour combattre le réchauffement. M. Lomborg, auteur du Skeptical Environmentalist (Cambridge University Press, 2001), ne niait pas le phénomène du réchauffement, mais estimait moins coûteux d'en atténuer les impacts que de réduire les rejets de CO2.

El contenido de las noticias que se presentan en esta sección es responsabilidad directa de las agencias emisoras de noticias y no necesariamente reflejan la posición del Gobierno de México en este u otros temas relacionados.

    

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