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The debate on carbon tax bounces

Le débat sur la taxe carbone rebondit

France
LES ÉCHOS
09/11/2010
Julie Chauveau

Le rapport international sur le financement des politiques climatiques propose de fixer un prix au CO2 entre 20 et 25 dollars la tonne et de taxer le transport aérien.

Depuis des années, les experts affirment que, pour financer la lutte contre le changement climatique, il faut donner un prix mondial à la tonne de CO2. Hier, cette idée a franchi un cap avec la remise officielle du rapport du groupe de haut niveau mandaté par le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon. « Il n'y a pas de recette miracle pour le financement des politiques de lutte contre le changement climatique dans les pays en développement, mais trouver 100 milliards de dollars par an d'ici à 2020 est faisable. Cela n'est pas de la charité. Il s'agit de faire ce qu'il convient de faire pour ceux qui souffrent le plus d'une crise pour laquelle ils ont le moins contribué », a affirmé hier Ban Ki-moon. Les 20 experts et ministres des Finances avaient à l'esprit l'échec des négociations de Copenhague. « Le financement est une clef pour rétablir la confiance entre les pays en développement et les pays occidentaux sur la question climatique », a martelé le secrétaire général des Nations unies. Alors que la conférence annuelle des parties doit reprendre à Cancun au Mexique le 29 novembre prochain, George Soros, Nicolas Stern, Christine Lagarde, le Premier ministre norvégien, Jens Stoltenberg, et le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, affirment que le prix du carbone devrait se situer entre 20 et 25 dollars la tonne de CO2. En partant de l'idée que 10 % des revenus générés de cette manière soient alloués à l'aide aux pays en développement et que le reste soit utilisé par les gouvernements, cela permettrait de dégager chaque année 30 milliards d'euros d'aide pour les pays en développement. En France, la commission Rocard, créée par le gouvernement pour plancher sur la contribution climat-énergie, avait proposé un prix de 32 euros la tonne. Le projet a néanmoins finalement été abandonné.

Alors que l'Europe s'apprête en 2013 à intégrer le secteur aérien au marché du carbone, les experts estiment qu'un tel mécanisme appliqué au niveau mondial permettrait de dégager 10 milliards de dollars par an pour les pays en développement si on l'applique au transport aérien et au transport de marchandises. Les débats ont, semble-t-il, été vifs entre les membres du groupe, certains estimant qu'il est nécessaire de créer un système de taxe universelle sur les transports et d'autres insistant sur la nécessité de prendre en compte les effets d'une telle taxe sur les pays en développement. Le secteur aérien représentera au total 800 millions de tonnes de CO2 d'ici à 2020. Taxer le contenu carbone permettrait de toucher à la fois le fret et le trafic passagers, ce que ne permet pas une taxe sur les billets d'avion, ajoute le rapport.

Mise en route d'un fonds vert

Toujours à la rubrique carbone, l'idée de taxer le secteur de l'énergie dans les pays de l'OCDE est également évoquée et pourrait rapporter 5 milliards de dollars. Dans les pays en développement, les experts soulignent la nécessité de réduire les subventions au secteur pétrolier ou charbonnier, ce qui pourrait représenter un bénéfice pour les Etats estimé à 10 milliards de dollars. Les débats ont également été compliqués sur la nécessité de créer une taxe globale sur les transactions financières dont les revenus potentiels sont estimés entre 2 et 27 milliards de dollars par an. « Un tel mécanisme serait une source nouvelle et additionnelle », affirme le rapport, tout en reconnaissant que le manque d'acceptabilité politique et les impacts sur les pays en développement rendent son application au niveau mondial difficile. Certains membres du groupe ont demandé que le travail se poursuive tandis que d'autres estiment que ce type d'instrument ne devrait être appliqué que dans les pays où les groupes de pays le souhaitent. En revanche, le refus a été net d'envisager une taxe carbone à l'export.

Dans les jours qui viennent, le document qui compte 80 pages va être transmis aux chefs d'Etat des 190 parties à la Convention des Nations unies sur le changement climatique. Permettra-t-il de débloquer la situation? Rien n'est moins sûr. Après l'échec de Copenhague, les experts sont plutôt sombres alors que les Etats-Unis n'ont toujours pas voté de loi sur le changement climatique. Le Mexique espère en tout cas faciliter des décisions partielles sur le financement des forêts, les transferts de technologies et la mise en route d'un fonds vert. « Ces décisions sectorielles pourraient être reportées au motif qu'il faut un accord global indivisible (le « paquet équilibré »)  », craignait hier Denis Loyer, le conseiller climat de l'Agence française du développement, avant de remarquer que les premiers perdants en cas de situation de blocage total seraient les pays africains.

El contenido de las noticias que se presentan en esta sección es responsabilidad directa de las agencias emisoras de noticias y no necesariamente reflejan la posición del Gobierno de México en este u otros temas relacionados.

    

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