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China tries to make a commitment in Cancun

La Chine tente un compromis à Cancún

Canada
Le Devoir
07/12/2010

L'annonce de nouvelles réductions de GES serait reportée d'un an, à la conférence de Durban

Le Devoir à Cancún - Profitant de l'arrivée d'une quarantaine de ministres de l'Environnement à la conférence de Cancún, la Chine a avancé hier un compromis politique pour tenter de briser la «prise en otage» du protocole de Kyoto et le blocage des négociations par le Japon et ses alliés canadiens, russes et australiens.

Le chef de la délégation chinoise, Su Wei, a déclaré hier à Cancún à l'agence Bloomberg que la Chine serait prête à accepter que les pays industrialisés n'annoncent pas de nouvelles réductions de gaz à effet de serre (GES) cette année s'ils prennent l'engagement formel de le faire l'an prochain à la conférence de Durban en Afrique du Sud.

La Chine, comme beaucoup de pays du G77 qui regroupe les pays en développement, est inquiète du blocage politique des négociations de Cancún depuis l'annonce par le Japon que ce pays ne s'engagerait pas dans un nouveau plan de réductions après 2012.

Ce blocage, que la présidente de la conférence, Christina Figueres, a assimilé à une «prise en otage de Kyoto» hier, se situe essentiellement au niveau politique. En effet, entre-temps, les échanges diplomatiques se poursuivent, et la présidente Figueres a présenté aux 40 ministres samedi soir, lors d'un souper diplomatique, les deux textes sur lesquels elle entend faire travailler tout le monde dans la semaine qui vient. L'un est rédigé comme un prolongement de la convention de Rio sur le climat, qui engage les États-Unis. L'autre porte sur la poursuite du protocole de Kyoto après 2012. Pour la présidente de la commission, les deux voies sont ouvertes et ne s'excluent pas.

Elle s'est par ailleurs engagée à ne pas lancer de proposition venue de nulle part, comme l'avait été l'an dernier l'Entente de Copenhague, qui avait fait fi des mois de préparation par l'ensemble de la communauté internationale.

 

La proposition de la Chine renvoie la balle dans le camp des quatre pays dissidents de Kyoto, le Japon, le Canada, la Russie et l'Australie, qui risquent de devoir assumer la responsabilité d'une rupture sans précédent entre le Nord et le Sud. Les pays en développement, comme le soulignaient hier plusieurs pays d'Amérique latine, n'accepteront pas de s'engager activement dans un plan de réductions si les 36 pays liés par des plans de réduction en vertu de Kyoto n'augmentent pas leurs efforts pour la période 2012-2020.

Pour la nouvelle bande des quatre dissidents de Kyoto, il faut en venir à un traité unique dans lequel tout le monde prendrait des engagements.

Cela équivaut à biffer de la Convention sur les changements climatiques, signée à Rio en 1990, le principe de la «responsabilité commune mais différenciée». Ce principe a été repris dans le protocole de Kyoto. C'est ce qui explique que seulement 36 des 190 pays qui ont ratifié Kyoto se soient engagés juridiquement, dont le Canada, à réduire leurs émissions globales de 5 % de 2008 à 2012. Ces pays rejettent ensemble 30 % des émissions d'origine humaine.

Ce pourcentage peut sembler faible, et il l'est. Mais il apparaissait comme un objectif ambitieux en 1997 à Kyoto, car les États-Unis adhéraient alors au protocole. Ils ajoutaient ainsi leurs émissions, qui correspondent à environ 25 % du total général.

La Chine, qui rejette un peu plus de GES que les États-Unis depuis deux ans, refuse de se lier de son côté à un traité contraignant, car elle estime, comme les pays en développement, qu'elle a eu un faible impact historique sur le développement du réchauffement climatique et qu'elle aussi a le droit de se développer.

Des pays discrets

Les États-Unis font présentement peu de vagues à Cancún. Leur discrétion est d'autant plus de mise que leur position traditionnelle, soit de voir les pays émergents se lier en priorité à un plan de réductions contraignantes, est maintenant défendue par d'autres, comme le Japon et le Canada.

De son côté, l'Union européenne se fait aussi discrète pour l'instant et en appelle à l'esprit de coopération. Elle n'élimine, comme à Copenhague, aucune hypothèse pour débloquer une impasse qui dure en réalité depuis plusieurs années. Mais elle doit y aller doucement, car ses nombreux alliés dans les pays en développement exigent le prolongement de Kyoto. L'Europe, pour sa part, serait prête à s'engager sous Kyoto ou en vertu d'un autre traité dans la mesure où il permettrait de stabiliser la hausse du climat.

Pour les groupes écologistes, expliquait hier Patrick Bonin, de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique, on assiste à une surenchère à la baisse. On a coupé, dit-il, toute référence dans les textes soumis aux ministres à l'objectif plus ambitieux de stabilisation du climat autour de 1,5 °C. Tous les textes sont muets sur le fait qu'il faut atteindre des émissions globales maximales de 44 milliards de tonnes en 2020 pour stabiliser le climat à 2 °C. Et on ne fait plus une seule référence à des réductions globales de 25 à 40 % en dessous du niveau de 1990, soit la cible définie par les scientifiques pour stabiliser le climat.

Du côté québécois, on notait hier l'arrivée du premier ministre Jean Charest et de son ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Pierre Arcand.

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